Artiste rappeur de nationalité congolaise, Paterne Maestro s’est imposé dans l’univers du rap à Brazzaville, grâce à un nouveau style qu’il appelle le rap folklorique, ainsi que des prestations régulières basées sur l’improvisation, devant un public passionné et dans un cadre ordinaire. Ce concept très original lui a permis de créer, très vite, une communauté réelle, laquelle contribue à asseoir sa popularité grandissante.
De son vrai nom Okanda Otou Auge Paterne, celui qui s’appelle le Maestro du rap à Brazzaville a passé son enfance dans le département de la sangha, à kabo, jusqu’à l’obtention de son BEPC. Deuxième enfant d’une famille de six, Paterne prend goût à la musique dès le bas âge, grâce à ses parents : « Mes parents m’emmenaient déjà aux spectacles de gala à l’époque pour que je puisse apprendre à danser, et j’ai aussi évolué dans une chorale où j’étais batteur… ». Explique-t-il.
L’une des choses les plus difficiles à réaliser pour les artistes et les créateurs de contenu, c’est sans doute réussir à créer une communauté de fans ou d’abonnés, qui vous suivent et qui relaient régulièrement vos œuvres dans leurs milieux respectifs.
Si certains peinent encore à y arriver, Paterne Maestro l’a fait sans tambour ni trompette grâce à une idée bonne stratégie. En effet, il y a deux mois, à peine, le jeune rappeur de 26 ans a lancé son concept de freestyle face au public, lequel l’a propulsé sur le web en multipliant ainsi ses nombre de vues et d’abonnés : « Je n’arrête pas de travailler, c’est pourquoi l’univers s’ouvre petit à petit, comme on le dit souvent petit à petit l’eau use la pierre… » Déclare l’artiste.
À travers son rap folklorique, Paterne a créé tout un concept avec un slogan «Eeeh saint michel eee, ba voisin ba djokelééé » ( Saint Michel, les voisins ont fuit) ainsi qu’un jargon qui se caractérise par la terminaison « ron », une formulation déjà maîtrisée par ses fans qui le sont présents tous les jours à sa « baseron ». C’est en 2016 que Paterne se lance officiellement dans la musique alors qu’il n’ a que 19 ans, et qu’il part toujours à l’école, il réussit à produire 3 singles : une en solo, et les deux autres en collaboration avec les artistes Tidiane et Jessy B. Force est de constater que le jeune artiste n’a pas abandonné ses études malgré la musique et qu’il a d’ailleurs obtenu sa licence en 2022 « J’ai un Bac BG et je suis également détenteur d’une licence en Agro – économie, j’ai étudié à l’école nationale supérieure d’agronomie et de forestier » , souligne Paterne.
Comme la plupart des artistes au Congo, Paterne n’a pas de producteurs et se bat seul pour faire vivre son art. Il prépare un nouveau projet, qui selon lui serait très attendu par son public notamment pour asseoir la notoriété gagnée à travers ses free styles. Il sera également présent dans plusieurs activités et concerts à Brazzaville et à Kinshasa en RDC, où il est aussi très suivi sur les réseaux sociaux.
Publié le 20 Mai 2022/ MATA Magazine


