L’UNEAC OUVRE UNE NOUVELLE PAGE DE SON HISTOIRE

Réunis les 11 et 12 juillet 2026 au Palais des Congrès de Brazzaville, les délégués de l’Assemblée générale extraordinaire de l’Union nationale des écrivains et artistes congolais (UNEAC) ont engagé une profonde refondation de l’organisation. Révision des textes fondamentaux, renouvellement de la gouvernance, création de six fédérations spécialisées et élection d’une nouvelle équipe dirigeante figurent parmi les principales décisions adoptées pour repositionner l’Union comme un acteur majeur de la vie culturelle nationale.

Henri Djombo, président réelu de l’UNEAC accompagné de Prince Bertrand Bahamboula, ministre délégué auprès du ministre de la Culture, des Arts, de l’industrie touristique et du Patrimoine national, chargé de l’ Insdustrie Touristique.

Ces assises ont permis aux participants de dresser un constat partagé : face aux mutations du secteur culturel, l’UNEAC devait adapter son fonctionnement afin de mieux répondre aux attentes des écrivains, artistes et professionnels de la culture. Les travaux, menés dans un climat de concertation, ont ainsi débouché sur l’adoption d’une feuille de route destinée à moderniser l’institution et à renforcer son efficacité.

À l’issue des élections, l’écrivain Henri Djombo a été réélu à la présidence de l’UNEAC. La nouvelle équipe dirigeante aura notamment pour mission de défendre les intérêts matériels et moraux des créateurs, de favoriser la professionnalisation des métiers de la culture, de promouvoir la liberté de création et d’assurer une meilleure visibilité des différentes disciplines artistiques sur l’ensemble du territoire.

Dans son allocution de clôture, Henri Djombo a qualifié cette Assemblée générale d’« assemblée porteuse d’espoir », estimant qu’elle posait les fondements d’une organisation plus performante et tournée vers l’avenir. Il a appelé les six fédérations nouvellement créées à devenir les principaux leviers du développement culturel, à travers des programmes ambitieux consacrés aux arts plastiques, aux lettres, à la musique, au cinéma, à la danse, à la télévision et aux arts oratoires.

Parmi les orientations retenues figure également la volonté d’obtenir la reconnaissance de l’UNEAC en tant qu’organisation d’utilité publique. Les participants considèrent la culture comme un puissant vecteur de transmission des valeurs, de cohésion sociale, d’éducation citoyenne et de développement.

La nouvelle direction entend, par ailleurs, renforcer sa collaboration avec le ministère de la Culture et des Arts. Henri Djombo a réaffirmé la disponibilité de l’UNEAC à accompagner les politiques publiques culturelles, estimant que l’implication des créateurs constitue un levier indispensable à leur réussite.

Les congressistes ont également adopté une motion de soutien au Président de la République, Denis Sassou N’Guesso. Ils y saluent son engagement en faveur de la promotion de la culture congolaise et réaffirment leur adhésion aux orientations de la politique culturelle nationale, rappelant que la culture demeure un facteur essentiel de paix, d’unité nationale et de développement.

L’Assemblée générale a également adressé ses remerciements au Gouvernement, en particulier au ministère de la Culture et des Arts, tout en invitant l’ensemble des écrivains, artistes et acteurs culturels à rejoindre la dynamique de relance engagée.

Dans le souci de renforcer sa présence sur l’ensemble du territoire, l’UNEAC s’est dotée de représentants départementaux chargés de relayer les actions de l’organisation et de favoriser une plus grande implication des créateurs au niveau local.

En clôturant les travaux, Henri Djombo a exhorté les membres de l’Union à traduire les résolutions adoptées en actions concrètes. « Avec davantage de moyens, l’Union fera encore plus », a-t-il déclaré, rappelant que l’organisation avait, au fil des années, poursuivi ses missions malgré des ressources limitées.

Cette Assemblée générale extraordinaire marque ainsi une étape décisive dans l’histoire de l’UNEAC. Forte d’une gouvernance renouvelée et d’un projet de modernisation, l’organisation ambitionne de retrouver toute sa place dans le paysage culturel congolais. Le véritable défi sera désormais de transformer les engagements pris en résultats tangibles au service des créateurs et du rayonnement de la culture congolaise, tant au niveau national qu’international.

Cette version adopte un style plus proche de celui des Dépêches de Brazzaville : plus fluide, moins répétitive et avec une conclusion davantage tournée vers les perspectives plutôt que vers les intentions.