Devant les autorités politico-administratives et militaires, plus de 2 000 fidèles issus des confessions chrétiennes, musulmanes et animistes se sont rassemblés, le dimanche 8 février 2026, au Palais des Congrès de Brazzaville, à l’occasion d’un grand culte interreligieux dédié à la paix. Placée sous le thème « La paix, une volonté de Dieu et un gage pour le développement du Congo », cette rencontre spirituelle d’envergure s’inscrit dans un contexte marqué par l’approche de l’élection présidentielle.

Initiée par l’honorable Stella Smine Sassou-Nguesso, députée-maire de Kintélé, la cérémonie s’est appuyée sur le rôle modérateur et stabilisateur des institutions religieuses, tel que mis en exergue par le Chef de l’État, Denis Sassou Nguesso, lors de son discours du 7 janvier dernier au Palais des Congrès. À cette occasion, le président de la République avait souligné l’importance des enseignements bibliques et coraniques dans la préservation de l’équilibre social et de la paix en République du Congo.
Ce grand rassemblement spirituel, empreint d’une rare unité interreligieuse, visait à implorer la sérénité nationale avant, pendant et après les échéances électorales. La lecture biblique tirée de Lévitique 26:6 — « Je donnerai la paix dans le pays, et vous dormirez sans que personne ne vous effraye » — a précédé une méditation autour du Psaume 33:12 et de la Sourate 2:186 du Coran, mettant en lumière la paix comme un impératif divin et un socle du développement.
Les prières d’intercession ont porté sur des enjeux majeurs : la préservation de la paix durant tout le processus électoral, la protection des lieux de culte, le soutien aux responsables administratifs et politiques, la justice sociale, la guérison des malades, l’assistance aux familles vulnérables, l’avenir de la jeunesse congolaise, ainsi que la paix au Congo et dans le monde.

Dans un discours salué par l’assistance, Stella Smine Sassou-Nguesso a déclaré :
« En ce moment important de la vie de la Nation, marqué par le processus électoral, votre engagement spirituel et moral constitue un repère sûr pour nos concitoyens. »
Interrogée à l’issue de la cérémonie, elle a ajouté :
« Cet événement était essentiel. À l’approche des élections, nous avons besoin de remettre notre pays entre les mains de Dieu, afin qu’Il nous accompagne dans le choix de la bonne personne, celle qui continuera à préserver la paix dans notre pays. Nous avons jugé nécessaire de nous confier une fois de plus à Dieu, avant, pendant et après les élections. »
Président actif de l’événement, le prophète Eugène Bruno N’Gueouya a rappelé la portée spirituelle de cette initiative :
« La prière pour la nation est permanente dans toutes les communautés religieuses. Il existe aussi des prières ponctuelles liées à des événements ou à des situations particulières, ainsi que des prières à caractère prophétique, inspirées par Dieu. C’est dans ce cadre que s’inscrit cette rencontre. »
Prenant également la parole, l’administrateur-maire de Makélékélé a souligné :
« Nous avons eu l’honneur et le privilège d’être associés à cet événement grâce à la volonté de l’honorable députée-maire de Kintélé. Ensemble, nous avons uni nos prières pour le bien, le bonheur et la stabilité de la République du Congo, à la veille d’un scrutin majeur, celui de l’élection présidentielle du 15 mars 2026. »
De son côté, le président du Conseil islamique du Congo, Cheikh Ngolo Ndzila Eddie Serge Youssouf, a exprimé sa gratitude :
« Nous remercions toutes les confessions religieuses qui ont répondu à l’appel du Chef de l’État. Lors de la présentation des vœux, le 7 janvier dernier dans cette même salle, le président de la République avait cité à la fois une écriture biblique et une référence au prophète Mohammed, illustrant ainsi les deux grandes forces spirituelles du monde. Cet appel a été entendu, et madame la députée-maire de Kintélé, avec les leaders religieux, s’est mobilisée pour porter ce message jusqu’au dernier Congolais, y compris dans le Congo profond. »

En sa qualité de présidente d’honneur, la députée-maire de Kintélé a enfin annoncé la poursuite de ces cultes interreligieux dans d’autres départements du pays, afin d’étendre cet élan de paix et d’unité à l’ensemble du territoire national. Une initiative saluée comme un puissant signal d’apaisement et de cohésion nationale.
Fheryl Mandzako



