La finale du concours Slam pour la vie, organisée par NSIA Vie Assurances, s’est tenue le 4 avril 2026 dans la mythique salle Denis Sassou Nguesso du Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza, à Brazzaville. L’événement s’est déroulé en présence de la directrice générale du mémorial, Madame Belinda Ayessa, ainsi que de Monsieur Joël Ellah Kouassi, directeur général de NSIA Vie Assurances.
Six finalistes ont pris part à cette ultime étape du concours, chacun disposant de trois minutes pour défendre son texte devant un jury composé des artistes Mwassi Moyindo et Waye, et présidé par Fan Attiki. À l’issue des prestations, Owen Okandze a été sacré vainqueur, après avoir conquis à la fois le jury et le public.

Une compétition intense et engagée
C’est dans une atmosphère électrique que s’est déroulée la compétition, chaque candidat, soutenu par sa communauté, donnant le meilleur de lui-même pour impressionner le jury. Les critères d’évaluation portaient sur le respect de la thématique, la qualité du texte, la gestuelle et la présence scénique.
Dès les premières phases, Owen Okandze s’est distingué en dominant son groupe. Il s’est ensuite retrouvé en finale face à Robin 2 Zamba et Lucie Bitoumbou. Lors de cette dernière épreuve, les finalistes devaient proposer un nouveau texte, toujours centré sur la thématique de l’assurance vie. Owen a une nouvelle fois fait la différence, totalisant 37,5 points, contre 30,5 pour le deuxième et 30 points pour le troisième.
Owen, un talent singulier
Owen Okandze incarne parfaitement l’adage selon lequel les apparences sont trompeuses. À première vue, c’est un jeune homme discret, presque effacé. Sur scène, vêtu simplement d’un body blanc à manches longues associé à un jean, il est à l’opposé des codes flamboyants souvent associés aux artistes.
Mais dès qu’il prend le micro, le contraste est saisissant. Sa voix s’impose, ses mots frappent, interpellent et captivent. La puissance de ses textes, combinée à une grande maîtrise du langage et une présence scénique saisissante, force l’admiration.
Une plume remarquable, entre profondeur et humour
Si son premier texte lui a ouvert les portes de la finale grâce à son originalité, Owen a confirmé son talent lors de l’épreuve finale avec une performance encore plus marquante. Il y aborde avec finesse et humour le thème de l’assurance scolaire à travers le produit NSIA Elikia Scolaire.
Sa force réside dans sa capacité à manier les mots avec aisance, mêlant rimes, métaphores et jeux de langage :
« Au commencement, NSIA était l’assureur,
Qui créa l’assurance, qui engendra l’assuré ;
L’assureur, rassuré que l’assurance pouvait rassurer l’assuré,
Vit qu’il était rassurant de s’assurer de l’existence de plusieurs branches d’assurance,
Parmi lesquelles une m’a particulièrement rassuré. »
Le jeune slameur, âgé de 18 ans et élève en classe de première C, se distingue également par son sens de l’humour. Évoquant l’assurance retraite, il propose une satire sociale percutante :
« La conscience a disparu, tonton Jacques ne pense qu’à picoler,
Mais peu importe combien il boit, Shrek ne sera jamais picolo ;
Il accumule les conquêtes, sans épargne, et vous savez ce que cela génère ?
Chômage, pauvreté, dettes extrêmes pour le sexagénaire ;
Bâtir des années de travail pour tout réduire au silence…
Jacques, au lieu de boire sans modération, tu pourrais au moins boire avec assurance. »
Au-delà de la performance artistique, chacun de ses textes met en lumière les produits de NSIA, transformant ainsi ces moments de divertissement en véritables instants de sensibilisation à l’assurance.
Une révélation à suivre

Aîné d’une fratrie de trois enfants, Owen Okandze s’impose désormais comme un talent prometteur de la scène slam congolaise. Son univers singulier et sa maîtrise de l’écriture en font un artiste à suivre de près.
Pour Joël Ellah Kouassi, cette première édition marque le début d’une initiative appelée à s’inscrire dans la durée. Le concours Slam pour la vie ambitionne de devenir un rendez-vous annuel, avec pour objectif de promouvoir la culture de l’assurance vie et de la prévoyance au sein de la société congolaise.
Mildred Moukenga


